Rolex
GMT Master Pepsi Mat Dial crown guards - Thomas Magnum
Rolex GMT-Master 1675 « Pepsi », cadran noir mat, Occasion de 1969
| Boîtier | Acier |
|---|---|
| Diamètre | 40 mm |
| Bracelet | Bracelet Acier |
| Mouvement | Automatique |
|---|---|
| Calibre | Rolex 1575 |
| Contenu | Boite d'origine |
-
Diamètre40 mm
-
MouvementAutomatique
-
BoitierAcier
-
BraceletBracelet Acier
-
ContenuBoite d'origine
-
GenreHomme
-
Genre pour GoogleHomme
-
AgeAdulte
-
EtanchéitéNon étanche
-
Année1969
-
ModèleSuperlative chronometer
-
VersionThomas Magnum
-
Référence Fabricant1675
-
Certificat d'authenticitéOui
-
Référence MostraMS0522387
-
CalibreRolex 1575
-
Nombre de rubis26
-
Entre-corne (mm)22
-
Type de verrePlexiglas
-
CadranNoir index tritium
-
BoucleBoucle deployante siglée
-
Type de braceletBracelet oyster d'origine
-
Longueur bracelet min. (cm)12
-
Longueur bracelet max. (cm)22
-
Couleur du braceletAcier
-
Spécificités19800 Alternances par heure, réserve de marche de 48 heures, antichoc kif-ultraflex.

Rolex Oyster Perpetual GMT-Master référence 1675, exemplaire de 1969, boîtier Oyster en acier inoxydable d’environ 40 mm, cornes percées et protège-couronne, cadran noir mat à inscriptions blanches et index luminescents au tritium, aiguilles Mercedes et aiguille GMT rouge à pointe fléchée, seconde centrale, date à 3 heures sous loupe Cyclope, lunette tournante bidirectionnelle graduée 24 heures avec insert aluminium rouge et bleu « Pepsi », verre plexiglas, couronne Twinlock vissée, fond Oyster vissé, étanchéité historiquement donnée autour de 50 mètres sur cette génération, bracelet Rolex en acier, mouvement mécanique automatique Rolex calibre 1575 GMT — dérivé du 1570 et pouvant porter la gravure 1570 sur le pont — certifié chronomètre, fréquence de 19 800 alternances par heure, 26 rubis, réserve de marche d’environ 48 heures après remontage complet, date sans correction rapide et aiguille GMT solidaire de l’affichage horaire sur cette génération, référence 1675 produite de 1959 à 1980, montre contrôlée et authentifiée par l’atelier Mostra, accompagnée d’un certificat d’authenticité Mostra et garantie 3 ans.
« Avant de devenir une couleur, Pepsi était une fonction. Le rouge et le bleu permettaient de lire une journée de vingt-quatre heures d’un regard, l’aiguille supplémentaire gardait l’heure d’un autre endroit et la GMT-Master suivait les hommes qui commençaient à traverser le monde plus vite que leurs montres n’avaient été conçues pour le faire. Puis le cinéma, l’aviation, les astronautes et enfin la télévision ont transformé cet instrument en silhouette. Lorsque, dans les années 1980, Magnum descend de sa Ferrari rouge sous le soleil d’Hawaï avec une GMT-Master Pepsi au poignet, la montre de pilote devient aussi une image populaire. Cette 1675 de 1969 appartient au chapitre précédent : celui qui a dessiné presque tout ce que le public reconnaîtra plus tard au poignet de Thomas Magnum. »
La Rolex GMT-Master 1675 de 1969 appartient à l’âge fondateur des grandes Rolex professionnelles. La première GMT-Master, référence 6542, apparaît en 1955 dans le contexte de l’essor des vols intercontinentaux et de la collaboration historique de Rolex avec les équipages de Pan American Airways. Quelques années plus tard, en 1959, la référence 1675 reprend cette idée et lui donne la forme qui va durablement s’installer dans l’imaginaire collectif : boîtier agrandi autour de 40 mm, protège-couronne, cadran noir, quatrième aiguille sur 24 heures et lunette tournante bicolore. Elle restera au catalogue pendant environ vingt et un ans, durée exceptionnelle pour une Rolex professionnelle, et deviendra la véritable matrice de presque toutes les GMT-Master qui suivront.
Sur cet exemplaire de 1969, le cadran noir mat est l’un des éléments qui donnent toute sa personnalité à la montre. À la différence des cadrans laqués et cerclés des générations modernes, la surface absorbe davantage la lumière et laisse les inscriptions blanches, les index au tritium et les aiguilles prendre le premier rôle. Avec le temps, la matière luminescente peut évoluer vers des tons crème ou ivoire, donnant à chaque montre une apparence légèrement différente. Cette patine n’est intéressante que lorsqu’elle reste cohérente avec le cadran et les aiguilles : sur une Rolex vintage, l’âge seul ne fait jamais la qualité ; c’est l’harmonie avec laquelle les différents éléments ont traversé les décennies qui construit l’intérêt de collection.
L’aiguille GMT rouge parcourt le cadran en vingt-quatre heures et se lit sur la lunette Pepsi rouge et bleue. Sur la 1675, cette aiguille n’est pas encore indépendante comme elle le deviendra avec la GMT-Master II : elle demeure liée à l’affichage des heures. Pour suivre un deuxième fuseau horaire, le voyageur positionne donc la lunette tournante bidirectionnelle en fonction du décalage souhaité. C’est une utilisation plus mécanique, presque tactile, de la fonction GMT : la montre oblige à comprendre ce que l’on fait plutôt qu’à simplement tirer la couronne et déplacer une aiguille. Cette simplicité constitue aujourd’hui une grande partie du charme de la 1675.
La lunette elle-même est devenue l’un des signes les plus célèbres de Rolex. Son insert aluminium rouge et bleu, bien avant que le terme « Pepsi » ne devienne universel chez les collectionneurs, permettait de différencier visuellement les deux moitiés de la journée sur l’échelle 24 heures. Au fil des décennies, l’aluminium peut se modifier sous l’effet de la lumière et de l’usage, les rouges se rapprochant parfois du framboise ou du rose et les bleus s’adoucissant. Contrairement aux inserts Cerachrom contemporains, conçus pour rester extrêmement stables, une lunette aluminium vintage enregistre donc physiquement une partie de la vie de la montre. Deux GMT-Master 1675 sorties de Genève avec des couleurs semblables peuvent, cinquante ans plus tard, raconter deux histoires totalement différentes.
Le boîtier Oyster d’environ 40 mm constitue une autre raison de la remarquable modernité de cette référence. Alors que de nombreuses montres de la fin des années 1960 étaient nettement plus petites, la GMT-Master possède déjà une présence comparable à celle d’une montre sportive actuelle, mais avec une carrure plus fine, des cornes plus élancées et un plexiglas bombé qui adoucit l’ensemble. Les cornes percées facilitent le changement de bracelet et rappellent que ces montres étaient pensées comme des instruments à entretenir et à utiliser. La couronne Twinlock vissée et le fond Oyster complètent une construction historiquement annoncée autour de 50 mètres d’étanchéité. Sur une pièce de 1969, cette donnée reste naturellement historique : toute exposition actuelle à l’eau doit dépendre d’un contrôle récent, et Mostra adopte une approche volontairement prudente avec les cadrans et mouvements vintage.
Le plexiglas avec loupe Cyclope participe énormément au charme visuel de la 1675. Ses reflets sont plus doux que ceux d’un saphir et ses bords peuvent légèrement déformer le cadran lorsque l’on regarde la montre de biais. Il se marque plus facilement mais peut aussi être repoli, ce qui correspond parfaitement à la philosophie d’une montre-outil conçue à une époque où les composants devaient pouvoir être entretenus. La loupe située au-dessus de la date appartient déjà pleinement à l’identité Rolex, mais le calendrier n’est pas encore à correction rapide : si la montre s’est arrêtée plusieurs jours, la remise à la bonne date demande de faire progresser les aiguilles à travers les cycles de vingt-quatre heures. Ce petit rituel rappelle immédiatement que l’on porte une GMT-Master ancienne et non une réinterprétation moderne de son esthétique.
Sous le fond travaille le Rolex calibre 1575 GMT, mouvement automatique développé à partir de la famille 1570. Sur certaines pièces, le pont peut d’ailleurs être gravé « 1570 », sans que cela remette en cause la configuration GMT du mouvement. Il fonctionne à 19 800 alternances par heure, possède 26 rubis et délivre environ 48 heures de réserve de marche après remontage complet. Il est certifié chronomètre et utilise une architecture mécanique conçue pour la robustesse et la stabilité. Le millésime 1969 se situe avant la généralisation du stop-seconde sur cette famille au début des années 1970 ; il convient donc de ne pas attribuer automatiquement cette fonction aux premières 1675 équipées du 1575. La date n’est pas quickset et l’aiguille 24 heures n’est pas indépendante : mécaniquement, cette montre appartient encore entièrement à la première philosophie de la GMT-Master.
C’est précisément cette mécanique qui distingue une GMT-Master d’une GMT-Master II moderne. Aujourd’hui, nous sommes habitués à déplacer l’aiguille locale par sauts indépendants tout en conservant une heure de référence. Sur la 1675, la logique est plus élémentaire : l’affichage 12 heures et l’aiguille 24 heures travaillent ensemble, et c’est la lunette que l’on utilise pour afficher le second fuseau. Elle correspond parfaitement à son époque, lorsque les équipages de longs courriers souhaitaient essentiellement conserver une référence au temps du domicile ou au GMT pendant leurs déplacements. La montre ne cherchait pas à afficher le plus grand nombre de zones horaires possible ; elle cherchait à résoudre clairement un problème nouveau créé par l’aviation moderne.
Et c’est ici que l’histoire rejoint la culture populaire. Dans Magnum P.I., série emblématique des années 1980, Tom Selleck incarne Thomas Magnum avec une silhouette devenue instantanément reconnaissable : chemises hawaïennes, casquette des Detroit Tigers, Ferrari 308 rouge, paysages d’Hawaï et, au poignet, une Rolex GMT-Master Pepsi. Les premières saisons le montrent avec d’autres montres, puis la Pepsi s’impose et devient progressivement l’un des accessoires les plus associés au personnage. La référence aujourd’hui identifiée sur les images est une 16750, lancée en 1980 et directement issue de la 1675. Visuellement, cependant, elle prolonge presque sans rupture le langage créé par cette dernière : boîtier acier, cadran noir, aiguille GMT rouge et lunette rouge et bleue.
Cette nuance rend finalement l’histoire encore plus intéressante pour une 1675 de 1969. Magnum n’a pas créé la GMT-Master Pepsi ; il a popularisé auprès d’un public mondial une silhouette que la 1675 avait déjà installée depuis plus de vingt ans. Pour des millions de téléspectateurs, la lunette rouge et bleue cesse alors d’être uniquement le code d’un instrument de pilote : elle devient associée au soleil d’Hawaï, à l’aventure, au voyage et à une forme d’élégance décontractée typique des années 1980. Tom Selleck conservera d’ailleurs sa GMT après la série, témoignage du lien personnel qu’il avait noué avec la montre. La télévision n’a donc pas inventé l’icône ; elle lui a donné un visage.
La 1675 avait déjà construit sa propre légende bien avant Magnum. Des pilotes aux voyageurs, elle s’était retrouvée au poignet de personnalités issues de mondes très différents et avait accompagné une époque fascinée par l’aviation et la conquête de l’espace. Sa longue durée de production entre 1959 et 1980 a entraîné de nombreuses évolutions de cadrans, d’aiguilles, de protège-couronne, d’inserts et de bracelets, transformant aujourd’hui la référence en un domaine de collection à part entière. Une 1675 ne s’achète donc pas uniquement parce que « c’est une Pepsi » : le millésime, le type de cadran, la cohérence du tritium, la lunette, le boîtier, le bracelet et le mouvement doivent être lus ensemble.
C’est également une montre étonnamment facile à porter aujourd’hui. Son diamètre d’environ 40 mm paraît parfaitement contemporain, mais sa finesse et son plexiglas lui donnent beaucoup moins de masse visuelle qu’une GMT-Master II actuelle. Le cadran noir fonctionne avec presque toutes les tenues tandis que la lunette Pepsi apporte juste assez de couleur pour empêcher la montre de devenir trop austère. Sur bracelet acier, elle conserve naturellement sa vocation de montre de voyage ; sur cuir ou NATO, elle prend immédiatement une personnalité plus décontractée. Une chemise, un blouson, un jean ou une veste suffisent : la 1675 possède cette rare capacité des grandes montres professionnelles à être historiquement très typée sans devenir difficile à porter.
Choisir cette Rolex GMT-Master 1675 Pepsi de 1969 chez Mostra, c’est aussi bénéficier de plus de quarante années d’expérience dans les montres de collection, de notre atelier horloger intégré et réputé à Aix-en-Provence et de l’une des plus importantes sélections de montres d’occasion haut de gamme du Sud de la France. L’expertise d’une 1675 demande une attention très différente de celle d’une Rolex moderne : géométrie de la boîte et des cornes, protège-couronne, cadran mat, tritium, aiguilles, insert aluminium, plexiglas, Cyclope, couronne, bracelet et cohérence générale sont étudiés. Le calibre 1575 GMT est contrôlé pour sa marche, son amplitude, son remontage automatique, sa réserve de marche et le fonctionnement correct de la date et de l’affichage GMT.
Les avis clients vérifiés Mostra affichent 5 étoiles, reflet d’une relation fondée sur la connaissance des montres anciennes, la transparence sur leur état et le suivi après la vente. La montre est accompagnée d’un certificat d’authenticité Mostra et bénéficie de notre garantie de 3 ans, avec le suivi de notre atelier à Aix-en-Provence. Pour une pièce de cette génération, notre rôle consiste autant à préserver ce que le temps a rendu intéressant qu’à garantir ce qui doit fonctionner : une restauration excessive peut effacer en quelques heures ce que plusieurs décennies avaient construit.
La Rolex GMT-Master 1675 Pepsi de 1969 résume finalement toute l’histoire d’une grande montre de voyage : née de l’aviation, façonnée par vingt années d’évolution, devenue l’un des grands dessins Rolex du XXe siècle puis prolongée dans la culture populaire par la GMT-Master Pepsi que Tom Selleck porta dans Magnum P.I. La Ferrari, les chemises hawaïennes et le soleil d’Oahu appartiennent aux années 1980 ; cette 1675 les précède de plus d’une décennie. Et c’est précisément ce qui fait sa force : lorsque Magnum a rendu la Pepsi reconnaissable dans les salons du monde entier, la 1675 avait déjà écrit le dessin de la légende.
