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Omega
Speedmaster Big S Tritium Calibre 861 - Bracelet Acier

Réf. : 145.022 Année : 1991

Omega Speedmaster Professional Moonwatch référence 145.022, « Big S » tritium, calibre 861, Occasion 1991

Boîtier -
Diamètre -
Bracelet -
Mouvement -
Calibre Omega Cal 861
Contenu -
6 500,00 €
Montre garantie 36 mois
  • Année
    1991
  • Modèle
    Remontage Manuel
  • Version
    Bracelet Acier
  • Référence Fabricant
    145.022
  • Certificat d'authenticité
    Oui
  • Référence Mostra
    MS09261459
  • Calibre
    Omega Cal 861
  • Nombre de rubis
    17
  • Entre-corne (mm)
    20
  • Type de verre
    Plexiglas
  • Cadran
    Cadran Noir Big S à à index Tritium
  • Boucle
    Boucle Déployante Siglée
  • Type de bracelet
    Bracelet d'Origine
  • Longueur bracelet min. (cm)
    14
  • Longueur bracelet max. (cm)
    20
  • Couleur du bracelet
    Acier
  • Spécificités
    21 600 Alt/h, Réserve de Marche de 42h

Omega Speedmaster Professional Moonwatch référence 145.022, exemplaire de 1991, boîtier asymétrique en acier inoxydable de 42 mm, entrecorne de 20 mm, cadran noir mat « Big S » à trois compteurs avec index et aiguilles au tritium, petite seconde à 9 heures, totalisateur 30 minutes à 3 heures, compteur 12 heures à 6 heures, grande seconde centrale de chronographe, lunette fixe noire à échelle tachymétrique, verre hésalite bombé, couronne et poussoirs de chronographe non vissés, fond plein vissé en acier portant les inscriptions liées à la qualification spatiale de la Speedmaster, bracelet Omega d’origine en acier avec boucle déployante signée, mouvement chronographe mécanique à remontage manuel Omega calibre 861, commande du chronographe par came et embrayage horizontal, fréquence de 21 600 alternances par heure, 17 rubis, réserve de marche d’environ 42 heures après remontage complet, montre contrôlée et authentifiée par l’atelier Mostra, vendue avec une boîte de service Omega, certificat d’authenticité Mostra et garantie 3 ans.

« Il existe des montres que l’histoire a rendues célèbres et quelques-unes, beaucoup plus rares, qui ont fini par devenir une partie de l’histoire elle-même. La Speedmaster appartient à cette seconde catégorie. Née pour mesurer la vitesse au bord des circuits, sélectionnée quelques années plus tard pour accompagner les astronautes, devenue Moonwatch puis chronographe des programmes spatiaux qui ont suivi Apollo, elle a conservé l’essentiel de son dessin pendant plus d’un demi-siècle. Cette 145.022 de 1991 rappelle pourquoi : un cadran noir, trois compteurs, une lunette tachymétrique, un verre hésalite et un mouvement qu’il faut encore remonter chaque matin. Peu de montres établissent un lien aussi direct entre un geste quotidien et une histoire devenue universelle. »

La Omega Speedmaster Professional 145.022 de 1991 appartient à l’une des périodes les plus attachantes de la Moonwatch. Elle conserve tous les éléments visuels qui ont construit la légende — le boîtier asymétrique de 42 mm, le verre hésalite, le cadran noir tricompax, la lunette tachymétrique et le fond plein — tout en étant animée par le calibre 861, mouvement qui prolonge pendant plusieurs décennies l’histoire mécanique commencée avec le calibre 321. Son cadran au tritium et sa typographie « Big S » la placent désormais clairement dans l’univers néo-vintage : suffisamment ancienne pour avoir acquis cette chaleur de matière que les montres contemporaines cherchent souvent à reproduire, mais encore suffisamment moderne dans sa construction pour pouvoir être régulièrement portée lorsqu’elle est correctement entretenue.

L’histoire commence en 1957, lorsque la première Speedmaster CK2915 apparaît comme un chronographe destiné à l’automobile et au sport. Son innovation visuelle majeure consiste notamment à déplacer l’échelle tachymétrique du cadran vers la lunette, libérant l’espace de lecture et donnant à la montre une identité immédiatement fonctionnelle. Rien ne la destine alors à devenir une montre spatiale. Pourtant, quelques années plus tard, la robustesse, la lisibilité et la simplicité de sa mécanique vont conduire la Speedmaster bien au-delà des circuits. En 1962, une Speedmaster accompagne Walter Schirra dans l’espace ; en 1965, la NASA sélectionne officiellement le modèle après une série d’essais particulièrement exigeants. La Speedmaster devient alors un instrument du programme spatial américain avant que Buzz Aldrin ne la porte sur la surface lunaire en juillet 1969. À partir de cet instant, le mot Moonwatch ne sera plus un simple surnom commercial : il deviendra le résumé d’une histoire réelle.

Il est important de replacer cette montre de 1991 avec précision dans cette chronologie. Elle n’est évidemment pas une Speedmaster ayant participé aux missions lunaires des années 1960 et 1970. Son intérêt est différent : elle appartient à la descendance directe de ces montres, avec une architecture extérieure restée remarquablement fidèle et surtout le calibre 861 introduit à partir de 1968 pour succéder au légendaire 321. La famille 145.022 accompagnera ainsi la Speedmaster au-delà du premier alunissage, pendant les dernières années du programme Apollo puis dans l’univers Skylab, Apollo-Soyouz et surtout les programmes de navettes spatiales. En 1978, la Speedmaster équipée du calibre 861 est à nouveau qualifiée dans le cadre des exigences de la NASA pour les missions du programme Space Shuttle. La légende de la Moonwatch ne s’arrête donc pas à Apollo 11 : elle se poursuit, et le calibre 861 en devient l’un des principaux fils conducteurs.

Le cadran noir « Big S » au tritium donne à cet exemplaire une personnalité que les Speedmaster modernes ne peuvent reproduire exactement. La lettre initiale de la signature Speedmaster, plus large et plus ouverte, constitue l’un de ces détails qui peuvent sembler anecdotiques au premier regard mais qui permettent aux amateurs de reconnaître immédiatement une période de production. Autour, la disposition des compteurs reste celle qui a fait de la Speedmaster un modèle de lisibilité : petite seconde à 9 heures, compteur de 30 minutes à 3 heures et totalisateur de 12 heures à 6 heures, complétés par la longue aiguille centrale du chronographe. Les index et aiguilles étaient à l’origine chargés de tritium, matière qui évolue naturellement avec le temps et peut prendre des tonalités allant du beige clair au crème. Cette évolution doit toujours être jugée selon la cohérence de l’ensemble plutôt que sur la seule intensité d’une patine : chez une Speedmaster vintage, la beauté réside souvent dans la manière dont cadran, aiguilles et matière lumineuse ont traversé ensemble les décennies.

Le boîtier asymétrique de 42 mm est devenu presque aussi célèbre que le cadran. Ses protections latérales enveloppent la couronne et les poussoirs sans donner à la montre une apparence massive, tandis que ses cornes torsadées alternent surfaces polies et satinées. Les dimensions peuvent sembler importantes sur le papier, mais la forme de la carrure et la position du cadran rendent la Speedmaster étonnamment équilibrée au poignet. Elle reste suffisamment sportive avec son bracelet acier pour accompagner un jean, un blouson ou une tenue de voyage, mais son cadran noir très graphique lui permet également de fonctionner avec une chemise ou une veste. C’est l’un des secrets de sa longévité esthétique : la Speedmaster n’a jamais eu besoin de devenir une montre habillée pour pouvoir être élégante.

Le verre hésalite participe directement à cette identité. Plus sensible aux rayures qu’un saphir, il possède en revanche une chaleur et une manière particulière de déformer légèrement le bord du cadran qui appartiennent depuis longtemps à l’expérience Moonwatch. Son emploi est également lié à l’histoire spatiale de la montre : pour les montres sélectionnées pour les missions habitées, l’absence de fragmentation dangereuse d’un verre minéral ou saphir constituait un avantage dans un environnement confiné. Aujourd’hui, l’hésalite demande simplement un peu plus d’attention mais peut généralement être repoli lorsque des micro-rayures apparaissent. Il rappelle surtout que cette Speedmaster est restée fidèle à une conception où l’usage dictait la matière avant que le luxe ne vienne la transformer en argument esthétique.

Autour du verre, la lunette tachymétrique noire rappelle l’origine automobile du modèle. En utilisant le chronographe sur une distance connue, elle permet de calculer une vitesse moyenne, fonction qui explique d’ailleurs le nom « Speedmaster » bien avant la conquête spatiale. Le chronographe lui-même reste commandé par deux poussoirs traditionnels : démarrage et arrêt à 2 heures, remise à zéro à 4 heures. Il ne s’agit pas d’un mécanisme conçu pour impressionner par la multiplication des fonctions ; il a été pensé pour mesurer clairement une durée. Plus de soixante ans après la naissance de la Speedmaster, cette organisation reste l’une des interfaces chronographiques les plus lisibles jamais dessinées.

Sous le fond plein travaille le calibre Omega 861, véritable cœur historique de cet exemplaire. Ce mouvement mécanique à remontage manuel fonctionne à 21 600 alternances par heure, soit 3 Hz, comporte 17 rubis et offre environ 42 heures de réserve de marche après remontage complet. Il abandonne la roue à colonnes du calibre 321 au profit d’une commande du chronographe par came, associée à un embrayage horizontal. Cette architecture permet une construction rationnelle, robuste et particulièrement adaptée à un chronographe destiné à être utilisé plutôt qu’à simplement être contemplé. Chaque matin, quelques tours de couronne suffisent à remettre le ressort moteur sous tension : un geste très simple qui crée une relation étonnamment forte avec la montre. Une Speedmaster manuelle ne se contente pas d’indiquer le temps ; elle demande à son propriétaire de lui rendre quotidiennement un peu d’énergie.

Cet exemplaire est monté sur son bracelet Omega en acier d’origine avec boucle déployante signée, configuration qui conserve pleinement l’esprit instrument de la Moonwatch. Le métal accentue la dimension professionnelle du boîtier et donne à l’ensemble cette présence légèrement industrielle qui convient parfaitement à la Speedmaster. Il suffit pourtant de remplacer l’acier par un cuir noir ou brun pour que la montre change profondément de registre. Peu de chronographes possèdent cette capacité à passer aussi naturellement du bracelet acier de tool-watch au cuir plus habillé sans perdre leur identité. Le bracelet fait donc partie des plaisirs d’usage du modèle : une même Speedmaster peut devenir tour à tour montre spatiale dans l’imaginaire, chronographe sportif dans son dessin et montre de ville dans la vie réelle.

Concernant l’eau, la prudence est essentielle. La Speedmaster de cette génération n’est pas une montre de plongée et ses poussoirs ne sont pas vissés. Quelle que soit la spécification historique attachée à la construction de la Moonwatch, un exemplaire de 1991 ne doit jamais être considéré comme apte à l’immersion sur la seule base d’une valeur ancienne de catalogue. Chez Mostra, l’usage dans l’eau dépend exclusivement du résultat d’un contrôle récent des joints et de la boîte ; sur une Speedmaster vintage, nous privilégions de toute façon une approche conservatrice afin de protéger le cadran, le tritium et le mouvement.

Le fait que cette montre soit aujourd’hui accompagnée d’une boîte de service Omega est également décrit avec précision : il ne s’agit pas de sa boîte d’origine de 1991 et la montre n’est donc pas présentée comme Full Set. Cet écrin officiel Omega constitue néanmoins un environnement parfaitement adapté pour la conserver ou la transporter. Sur une Speedmaster de plus de trente ans, la valeur de collection repose surtout sur la cohérence de la montre elle-même : cadran et aiguilles, tritium, lunette, poussoirs, couronne, fond, bracelet, géométrie de la boîte, calibre et qualité des interventions antérieures. Une belle Speedmaster ne se juge jamais sur un seul élément ; elle se lit comme un ensemble dont chaque détail doit raconter la même époque.

C’est précisément sur ce point que Mostra possède une expérience particulière de la Speedmaster. Depuis plus de quarante ans, nous examinons, achetons, vendons et entretenons des chronographes Omega des différentes générations : calibres 321, 861, 863, 1861 et variantes plus contemporaines. Cette fréquentation régulière du modèle permet de connaître les différences de cadrans, de typographies, de lunettes, de fonds, de bracelets et de pièces de service qui peuvent complètement modifier l’intérêt d’un exemplaire. Le Mostra Magazine consacre d’ailleurs plusieurs dossiers à la Moonwatch et notamment un article spécifique à la Speedmaster 145.022 et au calibre 861, permettant de prolonger l’histoire de cette montre au-delà de sa simple fiche produit : https://www.mostra-store.com/fr/magazine/omega-speedmaster-861-reference-145022

Choisir cette Omega Speedmaster Professional 145.022 de 1991 chez Mostra, c’est donc bénéficier non seulement de plus de quarante années d’expérience dans les montres de collection, mais aussi d’un atelier horloger intégré à Aix-en-Provence habitué à contrôler ces chronographes. Le fonctionnement du remontage, la marche et l’amplitude du calibre 861, la réserve de marche, le départ, l’arrêt et la remise à zéro du chronographe, l’alignement des aiguilles, l’état des poussoirs, la cohérence du cadran « Big S », du tritium, de la lunette, du verre hésalite, du fond et du bracelet font l’objet d’un examen spécifique. Les avis clients vérifiés Mostra affichent 5 étoiles ; cette Speedmaster est livrée avec sa boîte de service Omega, son certificat d’authenticité Mostra et bénéficie de notre garantie de 3 ans ainsi que du suivi de notre atelier.

La Speedmaster 145.022 de 1991 possède finalement une qualité que très peu de montres réussissent à conserver aussi longtemps : elle peut être étudiée pendant des heures par un collectionneur et rester pourtant extraordinairement simple à aimer. Quarante-deux millimètres d’acier, un cadran noir, trois compteurs, un verre hésalite et un calibre 861 que l’on remonte à la main : l’objet est presque austère. Mais derrière cette simplicité se trouvent les circuits automobiles des années 1950, la NASA, Apollo, Skylab, les navettes spatiales et plus d’un demi-siècle de continuité horlogère. Chez Mostra, c’est précisément cette profondeur historique que nous cherchons à préserver lorsqu’une Speedmaster passe de notre atelier au poignet de son prochain propriétaire.

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