L’Omega Speedmaster 861 145.022 : une légende de l’exploration spatiale
Des missions Apollo aux missions navettes spatiales STS et Skylab

L’Omega Speedmaster 145.022, lancée en 1968, marque une étape clé dans l’histoire de la Moonwatch. Dotée du calibre 861, plus robuste et plus simple à produire que le 321, elle a accompagné de nombreuses missions spatiales après Apollo 11. Aujourd’hui, elle est prisée pour sa fiabilité, son lien historique avec la NASA et son esthétique vintage, notamment grâce à sa patine en tritium.
Une évolution majeure dans la saga Speedmaster
L’Omega Speedmaster 145.022 est l’un des modèles les plus emblématiques de la collection Speedmaster. Elle a marqué une transition importante dans la production, tant sur le plan technique que visuel. Sa notoriété repose sur son lien étroit avec l’exploration spatiale et son rôle dans la continuité de cette série légendaire.
Des origines automobiles à la conquête spatiale
Créée en 1957 pour les courses automobiles, la Speedmaster se distinguait par son tachymètre sur lunette externe. Mais dès 1965, elle devient le chronographe officiel des astronautes de la NASA, après avoir passé des tests rigoureux. La mission Apollo 11 en 1969, avec Buzz Aldrin portant la Speedmaster sur la Lune, scelle définitivement sa place dans l’histoire.
L’introduction du calibre 861
La référence 145.022, lancée en 1968, remplace le calibre 321 à roue à colonnes par le calibre 861 à came, plus simple à produire et plus robuste. Développé par Albert Piguet de Lemania, ce mouvement bat à 21 600 alternances par heure (contre 18 000 pour le 321), offrant une meilleure stabilité et un chronométrage plus précis.
Caractéristiques techniques du calibre 861
- Mouvement chronographe à remontage manuel
- 17 rubis
- Fréquence de 21 600 A/h (3 Hz)
- Compteurs 30 min, 12 h et petite seconde
- Embrayage horizontal
Ce mouvement reste en production pendant plus de deux décennies, jusqu’en 1996, avant d’être remplacé par le calibre 1861 au traitement rhodié.
Un rôle majeur dans les missions spatiales
Bien que le calibre 321 ait marqué l’histoire lors du premier alunissage, c’est le calibre 861 qui équipe la majorité des Speedmaster post-1968. Il participe aux dernières missions Apollo, à Skylab et à Apollo-Soyouz en 1975. Plusieurs astronautes étrangers, comme Jean-Loup Chrétien ou Claudie André-Deshays, ont également utilisé ce modèle lors de missions spatiales.
Évolutions esthétiques et patine recherchée
La 145.022 introduit des aiguilles « bâton » en remplacement des aiguilles « dauphine » ou « alpha ». Elle conserve le boîtier de 42 mm, la lunette tachymétrique noire et la disposition à trois sous-cadrans. Produite jusqu’aux années 1990, elle utilise du tritium pour ses index et aiguilles, développant avec le temps une patine unique, allant du jaune au crème, très prisée des collectionneurs.
Variations de la référence 145.022
- 145.022-68 : proche des modèles antérieurs, fond gravé « First Omega in Space »
- 145.022-69 : aiguilles bâton modernes, fond mentionnant le premier alunissage
- 145.022-71 et suivantes : modifications de logos et finitions, jusqu’en 1996
Un modèle incontournable pour les collectionneurs
La Speedmaster 145.022 combine robustesse, héritage spatial et esthétique intemporelle. Les exemplaires avec cadran et aiguilles d’origine, lunette tachymétrique d’époque et patine homogène sont particulièrement recherchés. Chaque variante reflète une période clé de la conquête spatiale et de l’histoire horlogère.




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