Breitling
Navitimer 806 Twin Jet MK-7 Boxed 10 - Cadran Noir Reverse Panda, Venus 178
Breitling Navitimer 806 MK VII Twin Jet "Boxed 10" de 1968
| Boîtier | - |
|---|---|
| Diamètre | 40,2 mm |
| Bracelet | Bracelet Cuir |
| Mouvement | Remontage manuel |
|---|---|
| Calibre | Venus 178 |
| Contenu | Ecrin Mostra |
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Diamètre40,2 mm
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MouvementRemontage manuel
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BraceletBracelet Cuir
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ContenuEcrin Mostra
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GenreHomme
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Genre pour GoogleHomme
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EtanchéitéNon étanche
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Année1968
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ModèleRemontage Manuel
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VersionCadran Noir Reverse Panda, Venus 178
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Référence Fabricant806
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Certificat d'authenticitéOui
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Référence MostraMS08261414
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CalibreVenus 178
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Nombre de rubis17
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Entre-corne (mm)20
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Type de verrePlexiglas
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CadranNoir, avec repères rouges « 10 » encadrés apparaissant sur la règle à calcul.
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BoucleArdillon
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Type de braceletBracelet Neuf de Remplacement
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Longueur bracelet min. (cm)14
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Longueur bracelet max. (cm)24
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Couleur du braceletNoir
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Spécificités18 000 alt/h, Réserve de marche 45h, Chrono tri-Compax
« En 1968, le voyage aérien conservait le prestige d’une cérémonie, tandis que le chronographe au poignet restait un instrument de décision. »
Chronographe d’aviation vintage Breitling en acier de 40,2 mm, référence 806, numéro de boîte 1 23X XXX, cadran noir « reverse panda » à compteurs ivoire, règle à calcul circulaire, lunette bidirectionnelle, verre plexiglas et calibre Venus 178 à remontage manuel, roue à colonnes, 17 rubis, 18 000 alternances par heure et environ 45 heures de réserve de marche après remontage complet.
En 1968, l’aviation commerciale entre pleinement dans l’âge du jet. Dans les halls d’Orly-Sud, les panneaux mécaniques scandent les départs vers Londres, Rome, New York ou Beyrouth, tandis que les passagers découvrent une nouvelle manière de parcourir le monde. Les Caravelle, Boeing 707 et Douglas DC-8 raccourcissent les distances, mais la navigation reste encore fondée sur des cartes en papier, des instruments électromécaniques et des calculs réalisés par l’équipage. La Breitling Navitimer appartient directement à cet univers. Son cadran dense, presque comparable à un tableau de bord miniature, n’a pas été imaginé comme un simple exercice esthétique : il matérialise une époque où la montre faisait partie des instruments susceptibles d’accompagner la préparation d’un vol.
La Breitling Navitimer naît au début des années 1950 autour d’une idée particulièrement ambitieuse : réunir un chronographe et une règle à calcul circulaire dans un instrument portable. En faisant tourner sa lunette, l’utilisateur peut mettre en relation les différentes graduations afin d’effectuer des multiplications, des divisions, des conversions de distances ou de vitesses, des calculs de consommation ou des estimations de temps de parcours. Ces fonctions sont aujourd’hui davantage historiques que nécessaires, mais elles demeurent pleinement utilisables et expliquent la personnalité incomparable de la Navitimer. Son cadran ne cherche pas la simplicité immédiate : il offre une lecture par niveaux, faite de chiffres, d’échelles et de repères qui révèlent progressivement leur logique...
L’exemplaire présenté est une Breitling Navitimer référence 806, dont le numéro de boîte 1 23X XXX permet de situer la production en 1968. Sa configuration correspond à la génération communément désignée par les collectionneurs sous l’appellation Mk7 Twin-Jet “Boxed 10”. Cette identification repose sur l’association de plusieurs détails cohérents : le chiffre 12 appliqué, l’emblème Breitling Twin-Jet représentant deux avions stylisés, la signature BREITLING GENÈVE, la mention NAVITIMER placée au-dessus du compteur de six heures, les trois compteurs de petit diamètre et les repères rouges « 10 » encadrés apparaissant sur la règle à calcul. Ce sont ces éléments, examinés ensemble, qui permettent de la distinguer des nombreuses autres évolutions de la référence 806.
Le logo Twin-Jet est particulièrement représentatif du positionnement de Breitling durant les années 1960. Il accompagne le passage de l’aviation à hélices vers l’aviation commerciale à réaction et inscrit la montre dans le nouvel imaginaire des grandes lignes internationales. Contrairement aux premières Navitimer portant le sigle de l’AOPA, cette version adopte une identité Breitling plus affirmée et plus internationale. Elle ne doit pas non plus être confondue avec les variantes dites Big Eye, reconnaissables à leurs compteurs de chronographe sensiblement plus grands, ni avec la Cosmonaute à affichage sur 24 heures. Cette montre conserve l’architecture classique de la Navitimer 806, avec un affichage conventionnel sur douze heures et trois compteurs équilibrés.
Son cadran noir présente la configuration dite reverse panda, dans laquelle les compteurs clairs se détachent sur un fond sombre. Le compteur de petite seconde est placé à neuf heures, le totalisateur de trente minutes à trois heures et celui des douze heures à six heures. Cette disposition assure une lecture intuitive du chronographe tout en donnant au cadran une profondeur caractéristique. La règle à calcul périphérique, ses inscriptions techniques et les touches de rouge composent une esthétique immédiatement reconnaissable, à mi-chemin entre instrument de cockpit et objet de prestige. Le verre en plexiglas ajoute des reflets doux et légèrement déformants qui participent à l’expression authentique d’un chronographe de cette période.
Avec son boîtier en acier d’environ 40,2 mm, la Navitimer 806 possédait en 1968 une présence particulièrement généreuse. Ses longues cornes, sa lunette finement crantée et ses poussoirs de chronographe lui donnent encore aujourd’hui une silhouette très contemporaine. Malgré la richesse graphique du cadran, la montre reste élégante grâce à la finesse de son boîtier et à l’équilibre de ses proportions. Elle peut être portée avec une veste, une tenue professionnelle ou un vestiaire plus décontracté. Le bracelet en cuir noir actuellement installé renforce son caractère classique et peut facilement être remplacé afin d’adapter la montre au poignet ou à l’usage de son futur propriétaire.
À l’intérieur se trouve le Venus 178, l’un des mouvements de chronographe suisses les plus emblématiques de l’après-guerre. Ce calibre mécanique à remontage manuel possède une construction intégrée commandée par roue à colonnes et embrayage horizontal. Fonctionnant à 18 000 alternances par heure, doté de 17 rubis et d’une réserve de marche d’environ 45 heures après remontage complet, il associe une architecture traditionnelle à une grande lisibilité mécanique. Le remontage manuel établit un rapport direct avec la montre : quelques tours de couronne chaque matin suffisent pour la remettre en énergie, comme on préparait autrefois un instrument avant le départ. Le poussoir supérieur commande le départ et l’arrêt du chronographe, tandis que le poussoir inférieur assure sa remise à zéro après l’arrêt complet.
Le cadran, les compteurs, la règle à calcul et le verre présentent les marques d’une montre qui a traversé près de six décennies. Le fond noir montre une patine prononcée et une texture devenue irrégulière, tandis que les compteurs clairs ont pris une tonalité ivoire chaleureuse. Le plexiglas et le boîtier portent également des traces d’usage visibles. Cette évolution n’est pas dissimulée : elle constitue une composante importante de l’identité de cet exemplaire. Les photographies permettent d’apprécier précisément son état, sans le présenter abusivement comme neuf, intact ou jamais restauré. L’ensemble conserve cependant une présence forte et une cohérence visuelle particulièrement séduisante pour un amateur de montres anciennes.
Cette Navitimer se différencie d’un chronographe contemporain par la réunion de trois dimensions rarement présentes dans une même montre. Elle est d’abord un instrument fonctionnel, grâce à son chronographe et à sa règle à calcul. Elle est ensuite un témoignage historique, directement rattaché au développement de l’aviation commerciale et à l’esthétique technique des années 1960. Elle est enfin un objet de collection identifiable, appartenant à une évolution précise de la référence 806 et équipée du très recherché Venus 178. Sa valeur d’usage ne se limite donc pas à l’indication de l’heure : elle permet de mesurer une durée, d’explorer les fonctions de la règle à calcul et de retrouver le geste particulier du remontage manuel.
Au quotidien, elle conviendra à l’amateur qui souhaite porter une montre ancienne dotée d’une forte identité, sans rechercher la discrétion absolue. Lors d’un voyage, son chronographe peut servir à mesurer une correspondance, une durée de trajet, une réunion ou toute autre séquence de temps. Sa règle à calcul peut encore être utilisée pour effectuer des opérations simples ou des conversions, même si elle sera souvent appréciée comme le témoignage d’une époque antérieure aux calculateurs électroniques. Pour le collectionneur, elle apporte une référence fondamentale de l’histoire du chronographe d’aviation. Pour un passionné d’aéronautique, elle offre un lien tangible avec les années des premiers vols intercontinentaux réguliers à réaction. Elle peut enfin devenir une montre de transmission, dont l’âge, la mécanique et les marques du temps racontent une histoire plus personnelle que celle d’une pièce contemporaine.
Une Navitimer ancienne demande néanmoins un usage adapté à sa nature. Son remontage doit être effectué avec douceur, jusqu’à sentir la résistance naturelle du ressort moteur, sans forcer la couronne. Le chronographe doit être arrêté avant d’actionner la remise à zéro. Sa lunette et sa règle à calcul doivent être manipulées sans contrainte excessive. Surtout, cette montre ne doit pas être considérée comme étanche : le contact avec l’eau, la vapeur, l’humidité importante et les variations thermiques brutales doit être évité. Elle est destinée à être portée et appréciée, mais avec les précautions dues à un instrument mécanique de collection datant de 1968.
Acheter cette Breitling Navitimer 806 chez Mostra apporte une sécurité déterminante sur un modèle dont les nombreuses variantes, les pièces de service et les restaurations peuvent rendre l’achat complexe. Notre travail commence par une identification historique précise de la montre, de sa référence, de sa période et de sa configuration, afin de ne pas confondre cette Mk7 Twin-Jet « Boxed 10 » avec une version AOPA, Big Eye ou Cosmonaute. La montre est ensuite confiée à notre atelier horloger d’Aix-en-Provence, où son mouvement, sa marche, son amplitude, sa réserve de marche, le fonctionnement du chronographe, la remise à zéro, la couronne, les poussoirs, la lunette et la règle à calcul sont contrôlés et réglés avant livraison, dans le respect de ses composants historiques. Son état esthétique est présenté avec transparence grâce à des photographies détaillées et à une description qui distingue les traces du temps des éléments mécaniques vérifiés. Forte de plus de quarante ans d’expérience dans la montre de collection, Mostra assure également un suivi direct après l’achat, en boutique ou à distance, ainsi qu’une garantie de trois ans, hors étanchéité. L’acquéreur ne choisit donc pas seulement une Navitimer ancienne : il bénéficie d’une identification documentée, d’un contrôle horloger spécialisé, d’un interlocuteur durable et d’un service après-vente capable d’accompagner la montre bien au-delà de sa livraison.
