• Yema Spationaute II Patrick Baudry
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Yema
Spationaute II Patrick Baudry - Space Shuttle Premier Vol Orbital Franco Americain

Réf. : E5OM8 Année : 1985

Yema Spationaute II « Vol STS-51G » E5OM8, acier, cadran bleu analogique et digital, bracelet silicone bleu de remplacement, boîte d’origine, 1985, occasion Mostra

Boîtier Acier
Diamètre 39 mm
Bracelet Bracelet Silicone
Mouvement Quartz
Calibre Hattori Seiko Quartz
Contenu Boite d'origine
1 450,00 €
Montre garantie 36 mois
  • Diamètre
    39 mm
  • Mouvement
    Quartz
  • Boitier
    Acier
  • Bracelet
    Bracelet Silicone
  • Contenu
    Boite d'origine
  • Genre
    Homme
  • Genre pour Google
    Unisexe
  • Etanchéité
    Non étanche
  • Année
    1985
  • Modèle
    Quartz
  • Version
    Space Shuttle Premier Vol Orbital Franco Americain
  • Référence Fabricant
    E5OM8
  • Certificat d'authenticité
    Oui
  • Référence Mostra
    MS07261399
  • Calibre
    Hattori Seiko Quartz
  • Entre-corne (mm)
    18
  • Type de verre
    Minéral
  • Cadran
    Bleu à double affichage Analogique et LCD
  • Boucle
    Ardillon
  • Type de bracelet
    Bracelet Neuf de Remplacement
  • Longueur bracelet min. (cm)
    12
  • Longueur bracelet max. (cm)
    24
  • Couleur du bracelet
    Bleu
  • Spécificités
    Rare Boite d'origine

« Certaines montres observent l’histoire depuis une vitrine. D’autres l’accompagnent au poignet, entre le grondement d’un décollage, le silence de l’orbite et cette lumière bleue de la Terre que l’on ne regarde plus jamais de la même manière après l’avoir vue depuis l’espace. »

Yema Spationaute II référence E5OM8, également répertoriée E5OM8-6AM, boîtier en acier de 39 mm, lunette tournante unidirectionnelle à 60 crans, cadran bleu à double affichage analogique et numérique LCD, logo Yema tricolore et drapeau américain, affichage analogique des heures, minutes et secondes, affichage digital sur 12 ou 24 heures, calendrier indiquant le mois, la date et le jour, chronographe au 1/100e de seconde jusqu’à 60 minutes, fonction Lap, alarme, signal horaire et éclairage, verre minéral, fond vissé portant la gravure commémorative du premier vol orbital franco-américain, entre-corne de 18 mm, mouvement quartz combiné Hattori-Seiko calibre Y652A, oscillateur électronique à quartz, autonomie théorique d’environ deux ans et construction à 2 rubis, sans alternances mécaniques par heure ni réserve de marche après remontage, montre montée sur un bracelet de remplacement en silicone bleu, le bracelet acier d’origine n’étant pas présent, étanchéité annoncée à l’origine à 100 mètres mais non garantie aujourd’hui compte tenu de l’âge de la pièce, exemplaire de 1985 vendu d’occasion par Mostra avec sa rare boîte Yema d’origine, contrôlé, authentifié et garanti 3 ans.  

La Yema Spationaute II E5OM8 appartient à cette seconde famille. Elle n’est pas une montre ancienne dont le dessin évoquerait simplement les années héroïques de la conquête spatiale. Elle est directement liée à la mission STS-51G, au premier vol orbital franco-américain et au deuxième voyage d’un Français dans l’espace. Le modèle accompagne Patrick Baudry à bord de la navette Discovery en juin 1985 et inscrit définitivement Yema dans l’histoire des montres françaises ayant quitté l’atmosphère terrestre.   Il faut néanmoins distinguer avec précision le modèle historique de la provenance individuelle de chaque exemplaire. La montre proposée ici appartient à la référence commémorative associée à la mission de Patrick Baudry, mais elle n’est pas présentée comme la pièce personnelle ayant effectivement volé à son poignet. Cette transparence est essentielle. Elle ne réduit pas l’intérêt de la montre ; elle permet au contraire de la replacer exactement dans son contexte, celui d’une série produite pour conserver la mémoire d’un événement spatial français majeur.

Au poignet, le boîtier acier de 39 mm conserve une présence étonnamment actuelle. Ses dimensions restent contenues, mais la large lunette, les poussoirs de commande et la construction articulée des attaches donnent à l’ensemble l’allure immédiatement identifiable d’un instrument des années 1980. La montre appartient à une époque où l’électronique pénétrait progressivement les cockpits et les équipements professionnels, sans avoir encore fait disparaître la lecture analogique traditionnelle.

La lunette tournante unidirectionnelle à 60 crans participe pleinement à cette identité. Son dessin permet de conserver un repère de temps simple, indépendant du module électronique, et rappelle que les montres professionnelles de cette période cherchaient souvent à associer plusieurs systèmes complémentaires. Une fonction élémentaire, mécanique dans son utilisation, dialogue ici avec un affichage numérique capable de gérer le calendrier, l’alarme et le chronographe. Le cadran ana-digital bleu constitue pourtant le véritable centre de la montre. Sa couleur apporte une profondeur particulière à l’ensemble. Elle peut paraître presque électrique sous une lumière directe, puis beaucoup plus sombre et instrumentale lorsque l’environnement devient moins lumineux. Elle permet aussi aux inscriptions, aux aiguilles et à l’affichage LCD de rester clairement séparés, sans donner au cadran une apparence trop chargée. Les aiguilles indiquent immédiatement les heures, les minutes et les secondes. Cette lecture analogique conserve l’intuition du geste horloger traditionnel : un regard suffit pour situer l’heure. Le module LCD placé à 6 heures ouvre parallèlement un second langage, plus technique, plus précis, adapté aux procédures, aux séquences et aux informations complémentaires. Le calibre Y652A permet l’affichage numérique de l’heure sur 12 ou 24 heures, du mois, de la date et du jour. Il dispose également d’une alarme sonore, d’un signal horaire, d’un éclairage et d’un chronographe pouvant mesurer au 1/100e de seconde jusqu’à 60 minutes.

Cette combinaison n’est pas un simple effet de modernité propre aux années 1980. Dans l’environnement d’un véhicule spatial, où les opérations suivent des chronologies précises et où la succession rapide des levers et couchers de soleil perturbe les repères naturels, ces fonctions prennent une véritable utilité.   L’alarme intégrée constitue notamment un outil particulièrement cohérent avec l’usage spatial. Elle permet de conserver un rappel indépendant au poignet, sans dépendre exclusivement des instruments du véhicule. Le chronographe mesure une séquence, le calendrier maintient la date et l’affichage digital évite toute ambiguïté entre le matin et le soir. La montre rassemble ainsi plusieurs fonctions que les montres spatiales professionnelles développeront plus largement au cours de la décennie suivante.

Le logo Yema aux couleurs françaises et le drapeau américain donnent au cadran sa véritable signature historique. Ils racontent la rencontre entre le CNES et la NASA, entre une industrie horlogère française et le programme de la navette spatiale américaine. L’ensemble ne cherche pas à reconstituer artificiellement une légende. Il appartient à la logique commémorative du modèle dès sa création. Le mot Spationaute inscrit sur la montre possède lui aussi une valeur particulière. Il évoque les premières générations françaises appelées à travailler au-delà de l’atmosphère, d’abord dans le cadre de la coopération franco-soviétique, puis avec les États-Unis. Jean-Loup Chrétien ouvre cette histoire en 1982 avec la Spationaute I. Patrick Baudry la poursuit en 1985 avec la Spationaute II, avant que Jean-Loup Chrétien ne rejoigne Mir en 1988 avec une nouvelle évolution du modèle.  

La carrière de Patrick Baudry donne à cette montre une profondeur qui dépasse largement le seul vol STS-51G. Formé à l’École de l’air, il devient pilote de chasse, vole notamment sur Mystère IV, F-100 et Jaguar, commande une unité puis rejoint l’univers des essais en vol. Avant de devenir spationaute, il appartient déjà à cette génération de pilotes pour lesquels les instruments ne sont jamais des accessoires, mais des éléments de sécurité, de précision et de décision.   Sélectionné par le CNES avec Jean-Loup Chrétien en 1980, il suit une formation soviétique et devient la doublure du premier Français envoyé dans l’espace. Il rejoint ensuite les États-Unis et s’entraîne au Johnson Space Center pour la première mission habitée franco-américaine. Cette transition entre la Cité des Étoiles et Houston illustre une période unique de l’histoire spatiale française, lorsque les premiers spationautes nationaux durent apprendre à travailler dans deux cultures techniques radicalement différentes. Le 17 juin 1985, Discovery décolle du pas de tir 39A pour la mission STS-51G. Patrick Baudry participe au vol comme spécialiste de charge utile. La mission dure 7 jours, 1 heure, 38 minutes et 52 secondes, accomplit 112 orbites et déploie trois satellites de télécommunications, Morelos-A, Arabsat-A et Telstar-3D, ainsi que la plateforme scientifique SPARTAN-1.   Dans cet environnement où chaque opération appartient à une chronologie précise, la montre prend une signification différente. Elle n’est plus seulement un objet personnel porté au poignet. Elle devient un second repère, indépendant des consoles de bord, une manière de conserver immédiatement l’heure, une alarme, une date et un chronographe.

La Spationaute II raconte ainsi autant l’histoire de la mesure que celle du voyage spatial. La conquête de l’espace ne se limite pas au décollage, à la vitesse ou aux images spectaculaires de la Terre. Elle repose sur la répétition des procédures, l’observation, la comparaison et la capacité à inscrire chaque expérience dans un temps parfaitement défini. La montre traduit cette discipline dans un objet compact, porté au poignet.

Le mouvement Hattori-Seiko Y652A appartient pleinement à cette époque. Son architecture réunit un moteur pas-à-pas commandant les aiguilles et un circuit électronique pilotant l’écran LCD. Sa précision annoncée est inférieure à quinze secondes de variation mensuelle dans des conditions normales. Il utilise une pile de 1,55 volt, offre une autonomie théorique d’environ deux ans et repose sur une construction à deux rubis, utilisés sur les éléments mécaniques soumis aux frottements.   Un mouvement quartz ne possède ni balancier ni fréquence exprimée en alternances par heure. Son oscillateur électronique divise la fréquence stable d’un cristal de quartz afin de commander les affichages analogique et numérique. Il n’existe pas non plus de réserve de marche après remontage, puisque la montre ne se remonte pas. Son autonomie dépend de la pile et de l’usage des fonctions les plus énergivores, notamment l’éclairage et l’alarme. Le choix du quartz ne doit pas être considéré ici comme une solution secondaire face à la mécanique traditionnelle. En 1985, il représente la précision, la stabilité et la possibilité de réunir plusieurs fonctions dans un volume raisonnable. La Spationaute II appartient à un moment où l’électronique constitue l’un des langages les plus avancés de la montre professionnelle. Le bracelet de remplacement en silicone bleu visible sur cet exemplaire doit être présenté avec la même précision. Il ne s’agit pas du bracelet acier livré à l’origine avec la référence. Cette montre est aujourd’hui proposée sur un bracelet contemporain, souple et confortable, dont la couleur prolonge naturellement celle du cadran. Cette configuration présente plusieurs avantages pour celui qui souhaite réellement porter la montre. Le silicone épouse facilement le poignet, résiste à la transpiration, se nettoie simplement et allège visuellement la carrure. Le bleu crée une continuité esthétique avec le cadran et donne à la Spationaute II une lecture plus moderne, presque plus proche de l’univers technique et spatial auquel elle se rattache.

Le bracelet de remplacement ne cherche pas à se faire passer pour une pièce d’origine. Cette distinction doit rester parfaitement claire pour le collectionneur. L’absence du bracelet acier historique fait partie de la lecture de l’exemplaire et doit être intégrée à son appréciation. En contrepartie, le silicone bleu offre une solution de port confortable, immédiatement utilisable et entièrement réversible. Un futur propriétaire pourra conserver cette configuration, particulièrement agréable au quotidien, ou rechercher ultérieurement un bracelet acier d’époque s’il souhaite rapprocher la montre de sa présentation historique. La pièce elle-même n’a pas été modifiée pour recevoir ce bracelet ; le choix reste donc libre et n’engage pas définitivement la montre. La présence du silicone ne modifie naturellement pas les précautions liées à l’eau. Malgré la mention d’origine indiquant une étanchéité à 100 mètres, Mostra ne garantit pas aujourd’hui l’immersion d’une montre électronique produite en 1985. Les joints, les poussoirs, le verre et les organes de commande ont plus de quarante ans. Cette Spationaute II doit être considérée comme une pièce de collection fonctionnelle à porter avec attention, et non comme une montre nautique contemporaine.   Le verre minéral appartient également à son époque. Il possède une transparence et une chaleur différentes du saphir moderne, mais demande davantage de précautions face aux rayures et aux chocs. Sur une montre historique de cette génération, cette caractéristique fait partie de l’objet original et de la manière dont il a traversé le temps. Le fond vissé porte la gravure commémorative du premier vol orbital franco-américain. Lorsque la montre quitte le poignet, cette inscription rappelle immédiatement son contexte. Elle ne fait pas référence à une idée générale de la conquête spatiale, mais à une mission, une date et un spationaute précis.   La rare boîte Yema d’origine renforce considérablement l’intérêt de cet exemplaire. Les montres électroniques des années 1980 furent souvent portées quotidiennement, puis conservées sans leurs emballages. Les écrins disparaissaient au fil des déménagements, des transmissions et des changements de propriétaire. Retrouver aujourd’hui une Spationaute II accompagnée de sa boîte d’époque permet de restituer une partie importante de sa présentation initiale.

Pour le collectionneur, cette présence compense en partie l’absence du bracelet acier d’origine sans pour autant l’effacer. La lecture correcte de la montre repose sur les deux éléments : une boîte historique devenue rare et un bracelet actuel clairement annoncé comme remplacement. Cette transparence donne à l’ensemble une cohérence honnête et permet au futur propriétaire de savoir exactement ce qu’il acquiert. Dans une collection de montres spatiales, la Yema Spationaute II Patrick Baudry occupe une place très particulière. À côté d’une Omega Speedmaster, d’une Breitling Cosmonaute ou d’une montre soviétique, elle apporte une histoire spécifiquement française, directement liée au CNES et à la première participation d’un Français à une mission de navette américaine. Son intérêt dépasse aussi l’histoire spatiale. Elle constitue un témoignage important de l’horlogerie électronique des années 1980, lorsque l’affichage ana-digital représentait une véritable avancée et non un simple effet rétro. Les modules LCD, les circuits et les poussoirs de cette génération sont aujourd’hui plus complexes à préserver qu’un mouvement mécanique conventionnel. Les exemplaires lisibles, fonctionnels et esthétiquement cohérents deviennent naturellement plus rares. Porter cette montre aujourd’hui, c’est choisir une pièce dont l’histoire ne se révèle pas nécessairement au premier regard. Son boîtier de 39 mm reste facile à porter, son bracelet silicone bleu lui donne un confort moderne et son cadran conserve cette esthétique immédiatement identifiable des instruments spatiaux des années 1980. Elle accompagne naturellement une tenue casual, une veste technique, un blouson ou une chemise.

Cet exemplaire est proposé en Yema Spationaute II Vol STS-51G référence E5OM8 de 1985, avec son cadran bleu ana-digital, son fond commémoratif, son bracelet de remplacement en silicone bleu et sa rare boîte Yema d’origine. La montre est vendue d’occasion par Mostra après un contrôle attentif de son authenticité, de son module quartz, de ses aiguilles, de son affichage LCD, de ses poussoirs, de son alarme, de son chronographe et de sa cohérence générale. Choisir une Yema Spationaute II chez Mostra demande un regard qui dépasse le simple fonctionnement immédiat de la montre. Il faut comprendre sa place dans l’histoire de Yema, vérifier la cohérence de ses composants, apprécier l’état d’un module électronique ancien et distinguer avec précision les éléments d’origine des éléments de remplacement. Cette Spationaute II a été examinée selon cette lecture complète. Vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé ainsi que d’une garantie Mostra de 3 ans, engagement particulièrement significatif sur une montre ana-digitale de collection de cette génération. La boîte d’origine accompagne la pièce dans une présentation devenue rare, tandis que le bracelet silicone bleu permet de la porter immédiatement avec confort. Cette montre se choisit pour son lien avec Patrick Baudry, son histoire CNES-NASA, son affichage ana-digital, sa rare boîte d’origine et la qualité du regard porté sur elle avant son acquisition.

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