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Omega
Speedmaster Mark III - Bracelet Acier

Réf. : 176.002 Année : 1972

Omega Speedmaster Mark III référence ST 176.002, calibre 1040, Vintage 1972

Boîtier Acier
Diamètre 41 mm
Bracelet Bracelet Acier
Mouvement Automatique
Calibre Omega Cal 1040
Contenu Boite de service
2 990,00 €
Montre garantie 36 mois
  • Diamètre
    41 mm
  • Mouvement
    Automatique
  • Boitier
    Acier
  • Bracelet
    Bracelet Acier
  • Contenu
    Boite de service
  • Genre
    Homme
  • Genre pour Google
    Homme
  • Etanchéité
    Non étanche
  • Année
    1972
  • Modèle
    Automatique Date
  • Version
    Bracelet Acier
  • Référence Fabricant
    176.002
  • Certificat d'authenticité
    Oui
  • Référence Mostra
    MS09261469
  • Calibre
    Omega Cal 1040
  • Nombre de rubis
    22
  • Entre-corne (mm)
    20
  • Type de verre
    Mineral
  • Cadran
    Cadran Noir
  • Boucle
    Boucle Déployante Siglée
  • Type de bracelet
    Bracelet d'Origine
  • Longueur bracelet min. (cm)
    14
  • Longueur bracelet max. (cm)
    20
  • Couleur du bracelet
    Acier
  • Spécificités
    28 800 alt/h, Réserve de Marche 44 h.

Omega Speedmaster Mark III référence ST 176.002, exemplaire de 1972, imposant boîtier « Pilot Line » monobloc en acier inoxydable d’environ 41 mm de largeur pour 51,6 mm de longueur et près de 16 à 17 mm d’épaisseur, entrecorne de 22 mm, cadran à architecture instrumentale, échelle tachymétrique intérieure protégée sous le verre minéral, heures et minutes centrales, petite seconde associée à un indicateur 24 heures à 9 heures, date à 3 heures, compteur 12 heures du chronographe à 6 heures, secondes et minutes du chronographe indiquées par deux grandes aiguilles centrales permettant une lecture particulièrement intuitive des temps mesurés, couronne et poussoirs intégrés dans la puissante carrure, fond vissé en acier frappé de l’hippocampe Omega, bracelet acier Omega dans l’esprit des références 1162/172 de la période, mouvement chronographe mécanique automatique Omega calibre 1040 dérivé de la famille Lemania 1340, 22 rubis, fréquence de 28 800 alternances par heure, réserve de marche d’environ 44 heures après remontage complet, remontage automatique bidirectionnel, chronographe commandé par cames, date à correction rapide et indicateur jour/nuit 24 heures, première génération de Speedmaster automatique, référence produite de 1971 à 1973, montre de 1972 contrôlée et authentifiée par l’atelier Mostra, accompagnée d’un certificat d’authenticité Mostra et garantie 3 ans.

« La Speedmaster Mark III appartient à cette courte période où Omega semble avoir décidé que le futur ne devait surtout pas ressembler au passé. La Moonwatch continue son histoire presque inchangée, tandis qu’à côté d’elle apparaissent des boîtiers massifs, des cadrans placés au fond de véritables architectures d’instruments et, pour la première fois dans une Speedmaster, un mouvement chronographe qui se remonte tout seul. La Mark II avait ouvert la porte en 1969, la Mark III la pousse en 1971 avec une audace presque expérimentale, puis la Mark IV en 1973 cherchera un nouvel équilibre. Trois montres, trois silhouettes, et l’un des chapitres les plus créatifs de toute l’histoire Speedmaster. »

La Omega Speedmaster Mark III ST 176.002 de 1972 doit être comprise comme bien davantage qu’une variante stylistique de la Moonwatch. Elle appartient à un moment exceptionnel de l’histoire d’Omega pendant lequel la manufacture ne cherche pas à remplacer la Speedmaster Professional classique, mais à construire parallèlement une seconde voie. À la fin des années 1960, la conquête spatiale, l’aéronautique, l’automobile et le design industriel entrent dans une période de transformation extrêmement rapide. Les automobiles deviennent plus anguleuses, les tableaux de bord plus techniques, les instruments aéronautiques plus présents dans l’imaginaire collectif et les objets du quotidien adoptent des formes nouvelles. Omega transpose cette énergie dans la famille Speedmaster Mark, dont la Mark III constitue probablement l’expression la plus spectaculaire.

Tout commence en 1969 avec la Speedmaster Professional Mark II référence 145.014. La Speedmaster classique vient d’entrer dans l’histoire lunaire, mais Omega explore déjà ce que pourrait être sa génération suivante. La Mark II abandonne le boîtier asymétrique traditionnel pour une carrure tonneau beaucoup plus protectrice, conserve le calibre manuel 861 et place l’échelle tachymétrique sous un verre minéral plat. La couronne et les poussoirs sont davantage intégrés à la carrure et l’ensemble semble conçu comme un véritable instrument des années 1970. La Mark II ne remplace pourtant jamais la Moonwatch : les deux lignées coexistent. C’est un point essentiel pour comprendre la série Mark. Omega ne cherche pas à effacer son chronographe historique ; elle utilise le nom Speedmaster comme laboratoire pour imaginer ce que pourrait devenir le chronographe moderne.

En 1971, la Mark III franchit une étape beaucoup plus importante encore. Pour la première fois, une Speedmaster reçoit un mouvement chronographe automatique. Omega peut alors communiquer sur cette évolution avec une formule devenue célèbre dans l’histoire du modèle : après avoir appris à la Speedmaster à aller sur la Lune, il restait encore à lui apprendre à se remonter elle-même. Derrière l’humour publicitaire se cache une véritable mutation technique. Le calibre 861 de la Mark II, comme celui de la Moonwatch, exige un remontage manuel régulier ; le nouveau calibre 1040 utilise désormais les mouvements du poignet pour maintenir l’énergie du ressort moteur. La Speedmaster entre ainsi dans l’ère du chronographe automatique, quelques années seulement après l’apparition des premiers mouvements de ce type dans l’industrie horlogère.

Omega accompagne cette révolution mécanique d’un boîtier qui ne ressemble pratiquement à aucune Speedmaster précédente. La carrure dite « Pilot Line » mesure environ 41 mm de large mais surtout plus de 51 mm dans sa longueur et près de 16 à 17 mm d’épaisseur. Ces chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire : au poignet, la Mark III possède une présence presque architecturale. Le verre se trouve profondément enchâssé dans la carrure, la couronne et les poussoirs semblent absorbés par les flancs et l’échelle tachymétrique intérieure donne l’impression d’observer un instrument derrière une vitre. Là où la Moonwatch est devenue progressivement une forme classique, la Mark III reste résolument une montre de 1972, et c’est aujourd’hui précisément ce qui constitue son charme.

Son cadran est lui aussi différent d’un chronographe conventionnel. Le calibre 1040 permet d’afficher au centre non seulement la seconde du chronographe mais également ses minutes. Deux grandes aiguilles centrales sont donc utilisées pour suivre directement le temps mesuré, solution particulièrement lisible qui évite de devoir rechercher les minutes dans un petit compteur. À 6 heures, un compteur totalise jusqu’à 12 heures ; à 9 heures, la petite seconde partage son espace avec un indicateur 24 heures permettant notamment de distinguer le jour de la nuit ; à 3 heures, le guichet de date ajoute une fonction quotidienne absente de la Moonwatch classique. L’ensemble paraît dense, mais cette densité correspond exactement à la philosophie de la montre : la Mark III se lit comme un véritable instrument de mesure des années 1970.

L’échelle tachymétrique placée à l’intérieur du verre prolonge une idée déjà utilisée sur la Mark II. Sur la Speedmaster classique, la lunette tachymétrique est un élément extérieur immédiatement exposé. Sur les Mark II et III, Omega la protège davantage en l’intégrant sous le verre minéral. La fonction reste la même : associée au chronographe, elle permet de calculer une vitesse moyenne sur une distance connue. Ce détail relie directement les générations Mark à l’origine même de la Speedmaster de 1957, chronographe conçu avant tout pour le sport automobile et la mesure de la vitesse. La conquête spatiale a rendu la Speedmaster universellement célèbre, mais son nom est né du tachymètre ; la série Mark n’oublie jamais cette généalogie.

Sous cette architecture travaille le Omega calibre 1040, mouvement majeur dans l’histoire de la marque. Issu de la famille Lemania 1340 et adapté selon les spécifications Omega, il fonctionne à 28 800 alternances par heure, possède 22 rubis et offre environ 44 heures de réserve de marche après remontage complet. Son rotor assure le remontage automatique dans les deux sens. Le chronographe est commandé par un système à cames et permet cette remarquable lecture centrale des secondes et minutes chronographiques ; il intègre également la date à correction rapide et l’affichage 24 heures. Par rapport au calibre 861 manuel de la Mark II, le 1040 ne constitue donc pas seulement une évolution de confort : il impose une nouvelle organisation du cadran et change profondément l’expérience de la Speedmaster.

La Mark III est ainsi le point de bascule de la trilogie Mark II, III et IV. La Mark II de 1969 conserve le mouvement traditionnel de la Moonwatch mais transforme radicalement son enveloppe. La Mark III de 1971 conserve l’idée d’une Speedmaster futuriste et y ajoute l’automatisme, dans le boîtier le plus spectaculaire de la série. Puis, en 1973, la Speedmaster Mark IV référence 176.009 reprend le calibre 1040 tout en revenant vers une carrure plus contenue et plus proche de l’esprit tonneau inauguré par la Mark II. En quelques années seulement, Omega expérimente donc trois manières différentes d’imaginer l’avenir du chronographe : Mark II, nouvelle carrosserie autour du calibre 861 ; Mark III, nouvelle carrosserie et nouvelle mécanique automatique ; Mark IV, synthèse plus mesurée autour du calibre 1040.

Cette succession est importante pour le collectionneur car elle montre que la série Mark n’est pas une simple suite numérique. Chaque génération correspond à une question différente posée par Omega. Comment protéger et moderniser la Speedmaster sans modifier sa mécanique ? La Mark II apporte une réponse. Comment intégrer un chronographe automatique moderne et repenser totalement l’affichage ? La Mark III en apporte une autre. Comment conserver cette nouvelle mécanique dans un format moins radical ? La Mark IV poursuit la réflexion. Quelques années plus tard, les collectionneurs parleront encore de Mark 4.5 pour désigner une évolution utilisant le calibre 1045 dérivé du Lemania 5100, avant que la lignée ne poursuive son histoire. Les Mark II, III et IV constituent cependant le cœur historique de cette extraordinaire période d’expérimentation.

La production relativement courte de la ST 176.002, de 1971 à 1973, participe également à son intérêt actuel. Plusieurs variantes de cadrans ont existé, notamment noires, bleues, grises ou argentées, et les inscriptions peuvent varier au cours de la carrière du modèle. Certaines montres portent « Automatic », d’autres voient apparaître la mention « Professional » selon les périodes et les marchés. Sur une Mark III de 1972, l’expertise doit donc toujours partir de la montre elle-même : cadran, aiguilles, tritium lorsqu’il est présent, verre, échelle tachymétrique, poussoirs, couronne, fond, bracelet et surtout cohérence de l’ensemble doivent être étudiés avant de chercher à appliquer une règle trop simplifiée à une production vieille de plus d’un demi-siècle.

Le bracelet acier Omega, lorsqu’il conserve la configuration 1162 avec embouts 172 caractéristique de nombreuses Mark III, prolonge parfaitement le caractère massif de la montre. Avec ses 22 mm d’entrecorne, il donne une continuité presque industrielle entre le boîtier et le poignet. Cette architecture fait aujourd’hui partie du plaisir de porter la montre. Une Mark III n’essaie pas d’être discrète sous une manche de chemise : elle assume son volume, son poids et sa personnalité. Avec un blouson, un pull, une tenue décontractée ou même simplement un tee-shirt, elle devient immédiatement le centre du poignet. C’est une Speedmaster pour celui qui aime autant le design des années 1970 que l’histoire de la Speedmaster elle-même.

Son usage aujourd’hui demande néanmoins le respect dû à une montre de 1972. L’étanchéité historique ne doit jamais être assimilée à une garantie d’immersion actuelle : la résistance à l’eau dépend exclusivement d’un contrôle récent de la boîte, des joints, de la couronne, des poussoirs et du verre. La Mark III possède une carrure robuste, mais son cadran, ses composants et surtout son calibre 1040 ont désormais plus de cinquante ans. La bonne approche consiste à profiter régulièrement de la montre tout en respectant son âge et en confiant son entretien à un atelier connaissant réellement cette génération de mouvements.

C’est précisément là que l’expérience de Mostra dans l’univers Speedmaster prend tout son sens. Depuis plus de quarante ans, nous examinons des Speedmaster appartenant à des générations extrêmement différentes : Moonwatch à calibres 321, 861, 863 ou 1861, références de transition et modèles de la série Mark. Une Mark III exige une lecture différente d’une 145.022 classique : il faut comprendre son imposant boîtier, les finitions de ses surfaces, la cohérence de son cadran et de ses aiguilles, son échelle tachymétrique intérieure et surtout le fonctionnement particulier du calibre 1040, dont l’affichage central des minutes de chronographe doit être parfaitement compris lors du contrôle et du réglage.

Choisir cette Omega Speedmaster Mark III de 1972 chez Mostra, c’est bénéficier de notre atelier horloger intégré et réputé à Aix-en-Provence, de l’une des plus importantes sélections de montres d’occasion haut de gamme du Sud de la France et d’une longue familiarité avec les différentes générations de Speedmaster. Notre contrôle porte sur la géométrie du boîtier, la qualité des surfaces, le cadran, les aiguilles, le verre minéral, l’échelle tachymétrique, les poussoirs, la couronne, le fond et le bracelet. Le calibre 1040 est examiné pour sa marche, son amplitude, son remontage automatique, sa réserve de marche, la correction de la date et surtout le départ, l’arrêt, la remise à zéro et l’alignement de toutes les indications du chronographe. Les avis clients vérifiés Mostra affichent 5 étoiles ; la montre est accompagnée d’un certificat d’authenticité Mostra et bénéficie de notre garantie de 3 ans avec le suivi de notre atelier.

La Speedmaster Mark III ST 176.002 de 1972 raconte finalement un chapitre différent de l’histoire Omega. Elle n’a jamais marché sur la Lune et n’a jamais cherché à reproduire la Moonwatch. Sa valeur historique se trouve ailleurs : elle représente le moment où Omega prend la Speedmaster, conserve son idée fondamentale de chronographe instrument, puis ose tout redessiner autour d’elle. Entre la Mark II encore animée par le calibre 861 et la Mark IV qui rationalisera le 1040 dans une nouvelle carrure, la Mark III reste l’expérience la plus radicale : la première Speedmaster automatique, l’une des plus typées des années 1970 et la preuve qu’une légende peut continuer à vivre précisément parce qu’elle accepte parfois de changer complètement de forme.

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